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lundi 29 mars 2010

DRAME ELECTORAL REGIONAL: UN MORT DANS L'URNE

MERCI ENCORE A JEAN FERRAT : mieux que Laure Manoudou "nue" (une de mes farces) il a provoqué l'explosion des connections sur ce blog en ce triste dimanche électoral, preuve que les gens s'intéressent plus au talent des interprètes musicaux qui traitent de l'humanité qu'aux potiches politiques qui croient avoir le talent nécessaire pour roucouler avec leur gueule! (Merci à Nosotros et à Beta politique d'avoir répercuté, mais attention j'ai ajouté une petite rectif utile dans les notes sur le film-leçon hyper sponsorisé en ce moment et qui sert à faire pleurer plus que réfléchir les foules: la rafle).
Je le répète, Ferrat, quoiqu'électeur stalinien, n'était pas un chanteur plus "engagé" que les anars Léo Ferré, Brassens et Brel; "engagé" ne veut rien dire, sous la Répu gaullienne il y avait les vrais poètes et les variétés. Ils avaient du talent un point c'est tout, pas complètement indépendant de leur sensibilité politique "populaire", mais le talent de la vérité qui leur survivra contrairement aux perroquets politiques insignifiants, ces girouettes inconsistantes et hâbleuses qui attendent depuis ce matin, dans chacune de leur boutique, qu'on vienne leur donner notre blanc-seing. Bernique!
Nouveaux lecteurs attention: vous êtes tombés ici sur un blog maximaliste, qui ne fait aucune promesse électorale et qui vous invite à refuser tout enterrement syndical des luttes et des grèves, qui défend mordicus la possibilité de la révolution sous la seule responsabilité du prolétariat et ne souhaite pas que celui-ci se contente de chansons, même exaltées et d'inspiration révolutionnaire. Les chanteurs c'est sympathique. Le combat politique c'est beaucoup plus important et surtout quand ce sont les masses qui mènent la danse!

Salut Jerry, mon vieux camarade


Ce matin je suis tombé sur le site du CCI où j’ai appris la triste nouvelle – triste jour – la disparition de Jerry. J’avais été accueilli chez lui dans sa maison de Brooklyn en 1988. Il m’avait permis de réaliser le rêve de ma vie : visiter New York avec Anouke et les enfants, arpenter des rues infinies, marcher les yeux au ciel. Et quelle fierté d’habiter dans la maison chaleureuse d’un camarade de sa valeur, si brillant et si simple, maison si originalement décorée par sa compagne. Nous dormions dans les chambres de ses deux filles sous les posters de Paul Simon. Pas bricoleur pour deux sous l’intello Jerry était un homme passionnant – il n’avait pas les défauts redondants habituels chez les journalistes – profondément humain il aimait la vie, le contact, adorait ses enfants qui le lui rendaient bien. Il fût surtout un des rares révolutionnaires modernes dans ce vaste pays « moderniste » à rester convaincu du rôle du prolétariat et à contribuer par ses interventions orales et écrites à son combat. Je suis très touché par sa disparition – comme par celle du grand John il y a quelques années - même si nous nous étions perdus de vue depuis de longues années. Il avait déjà eu un incident cardiaque à la fin des années 1990 et, lorsqu’il était venu à Paris à un congrès de l’organisation que j’avais quitté, il avait tenu à me rencontrer pour me remercier de me soucier de sa santé. Je l’avais invité au restaurant à Montrouge, et je me rappellerai toujours de son phrasé américain légèrement chuintant et cette façon de rouler les mots comme on déguste un gâteau, et ces phrases toujours terminées par « isn’t » ou « you see » ou « you know ». T’es mort trop jeune Jerry.
Le CCI lui rend un hommage mérité sur son site, dont voici un extrait :
Notre camarade Jerry Grevin, militant de longue date de la section américaine du CCI, est mort subitement d'une crise cardiaque le 11 février 2010. Sa mort prématurée est une perte énorme pour notre organisation et tous ceux qui le connaissaient: sa famille a perdu un mari, un père et un grand-père tendre et affectueux; ses compagnons de travail à l'université où il enseignait, ont perdu un collègue estimé; les militants du CCI, dans sa section et dans le monde entier, ont perdu un camarade très aimé et totalement dévoué. Jerry Grevin est né en 1946 à Brooklyn, dans une famille ouvrière de la deuxième génération d'immigrants juifs. Ses parents avaient un esprit critique qui les mena à entrer au Parti communiste des Etats-Unis, puis à le quitter. Le père de Jerry avait été profondément choqué par la destruction d'Hiroshima et de Nagasaki à laquelle il avait assisté en tant que membre des forces américaines d'occupation à la fin de la Deuxième Guerre mondiale; bien qu'il n'ait jamais parlé de cette expérience et que son fils ne l'ait sue que bien plus tard, Jerry était convaincu qu'elle avait exacerbé l'état d'esprit anti-patriotique et anti-guerre qu'il avait hérité de ses parents. L'une des grandes qualités de Jerry qui ne s'est jamais démentie, était son indignation brûlante et inébranlable contre toute forme d'injustice, d'oppression et d'exploitation. Dès sa jeunesse; il a énergiquement pris part aux grandes causes sociales de l'époque. Il participa aux grandes manifestations contre la ségrégation et l'inégalité raciale organisées par le Congress of Racial Equality (CORE) dans le Sud de l'Amérique. Cela nécessitait un courage certain puisque des militants et des manifestants subissaient quotidiennement de mauvais traitements, des bastonnades et étaient même assassinés; et Jerry étant juif, non seulement il combattait les préjugés racistes, il en était lui-même l'objet. Pour sa génération, aux Etats-Unis en particulier, l'autre question cruciale de l'époque était l'opposition à la Guerre du Vietnam. Exilé à Montréal au Canada, il fut l'animateur d'un des comités qui faisait partie du "Second Underground Railroad"2 pour aider les déserteurs de l'armée américaine à fuir les Etats-Unis et à commencer une nouvelle vie à l'étranger. Il s'engagea dans cette activité non comme pacifiste mais avec la conviction que la résistance à l'ordre militaire pouvait et devait faire partie d'une lutte de classe plus large, contre le capitalisme, et il participa à la publication militante, de courte durée, Worker and Soldier. Plusieurs années après, Jerry eut la possibilité de consulter une partie –largement censurée- de son dossier au FBI: son épaisseur et les détails qu'il comportait –le dossier était régulièrement mis à jour dans la période où il militait dans le CCI- lui donnèrent pas mal de satisfaction et induisirent de sa part quelques commentaires caustiques envers ceux qui pensent que la police et les services de renseignements "ne s'occupent pas" des petits groupes insignifiants de militants aujourd'hui.
La suite sur ICC on line

WHO WAS STERLING HAYDEN?




Many movie fans from this generation and my generation may not know about Sterling Hayden. A full day of Sterling Hayden movies on TCM has sparked a lot of interest about this actor. From 1941 till 1984, Sterling Hayden was a big name in Hollywood entertainment. Before the glitz and glam of Hollywood Sterling Hayden served the country as a marine and Office of Strategic Service Agent. This is what we currently know as the CIA. Even though Sterling Hayden served the country, Hollywood blacklisted him as a (short) supporter of the communist party. Thankfully, this determined actor survived the Cold War witch-hunt and went on to play some amazing roles. During his years in Hollywood, Sterling Hayden was the leading man for many crime drama movies and westerns .
(Mars 1916, New Jersey USA/ mai 1986 Californie).
Sterling Hayden entre pour quelques mois au PC stalinien US à la fin de la guerre. En1950, cet acteur géant qui sera toujours hors des clans d’Hollywood est engagé par John Huston pour tourner dans le meilleur des films noirs, Quand la ville dort (The Asphalt Jungle). Il accumule de nombreuses dettes à acheter les bateaux, sa passion. J'aime beaucoup Sterling Hayden, dans "Johnny Guitar" (1954) évidemment ("besides, I'm a stranger here myself") mais aussi particulièrement dans "The Long Goodbye" (le meilleur film de Robert Altman). Avec l'ouverture des archives de l'OSS ( https://www.cia.gov/library/center-for-the-study-of-intelligence/csi-publications/books-and-monographs/oss/index.htm ) cette année, et la divulgation des noms de 35 000 anciens employés, on a appris qu'Hayden faisait partie de l'OSS pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le film qui l’a rendu célèbre, et qui reste un monument du cinéma est donc « Johnny Guitar » où il impressionne pas par son mètre 96 mais par une présence énigmatique. Ce western est tourné durant l'activité de la commission McCarthy. Nicholas Ray était soupçonné de sympathie pour les communistes (staliniens), ce qui équivalait au temps de la guerre froide à ravaler une opinion politique (au demeurant communiste simpliste, comme en témoigne avec un certain humour détaché son compte-rendu de sa première réunion au PC US dans le chap 71 de l’édition canadienne de Wanderer) au rang d’un espionnage anti-patriotique. Le scénario même du film met en présence deux femmes dont l'une ne rechigne pas à manipuler les lyncheurs pour faire avancer sa propre cause. D'aucuns voient dans cette histoire, la transposition de la chasse aux sorcières. Johnny Guitar est une parabole du totalitarisme de l’Amérique inversement proportionnelle à la dictature stalinienne. Sterling Hayden (Johnny Guitar) est passé devant la commission où il a "craqué" et reconnu des activités que l'on qualifierait aujourd'hui de dérisoires. Il a maudit à jamais les services maccarthystes, allant défiler sous les bureaux du FBI avec une pancarte : « N’avouez jamais, ce sont des salauds ». En 1976, à soixante ans, il publia son premier ouvrage autobiographique, Wanderer. Ce récit nourri par les souvenirs du marin, salué par la critique aux Etats-Unis, traduit récemment en français (Voyage) - au prix, hélas, de quelques approximations du traducteur. L'évocation d'un monde cruel, entre magnats richissimes et matelots brutalisés, rappelle les indignations de Jack London. Endetté, une fois de plus, c'est auprès de Stanley Kubrick qu'il trouve une alternative financière et artistique : L'Ultime Razzia et Dr Folamour revigorent sa carrière. Les années 70 vont lui donner quelques beaux rôles. En 1969, il avait acheté une péniche aux Pays-Bas et l'avait transférée à Paris pour y vivre une partie de son temps libre. Il connut une autre résurrection de sa carrière avec Francis Ford Coppola en 1972 un autre film culte "Le Parrain" et un an plus tard, co-vedette de Robert Altman, dans : "Le privé". En 1976, Sterling paru dans un film de Bernardo Bertolucci "1900", et a également publié le voyage épique historique : A Novel of 1896. Au cours de la décennie suivante, il est surtout fier de son activité littéraire et considère le cinéma comme une activité lucrative qui peut rapporter gros. Il meurt à Sausalito, en Californie, le 23 mai 1986, à l'âge de 70 ans d’un cancer de la prostate.

Chômeurs en fin de droits ou fin de la droite au gouvernement ?

Chômeurs en fin de droits ou fin de la droite au gouvernement ?
VERS DES CONSEILS DE QUARTIERS DES CHOMEURS ?
VERS LE « POLE REVOLUTIONNAIRE DES SANS-TRAVAIL » ?
La mandale électorale essuyée par le clan sarkozien n’est pas négligeable - non en ce qu’elle révèlerait un sursaut des débris de la gauche caviar (qui n’est plus qu’un conglomérat de bourgeois salonards, de bobos écolos intranscriptibles en politique et des naufragés dispersés du stalinisme et du gauchisme) – mais parce qu’elle vient bousculer le petit autocratisme de l’aile US de la droite, toujours plombée par la vieille fraction gaulliste. Mais le plus important est resté le taux faramineux d’abstentionnistes même au 2e tour, et sur lequel l’ensemble de la presse n’a dit mot… pour ne pas avoir à répéter ce qui était déjà déploré au 1er tour ni à s’abaisser à reposer une question plus grave que la simple abstention : « pourquoi ne votez-vous plus ? » !!!!
Le « pôle emploi » sait lui pourquoi une majorité de prolétaires ne votent plus. Le gouvernement fait semblant de ne pas voir et joue la montre d’ici fin 2010. Depuis 6 mois, les avertisseurs syndicaux n’arrêtent pas de couiner, face à l’arrivée du tsunami : un million de chômeurs d’un coup fin 2010, du jamais vu (et d’après une étude de la Direction générale du trésor et de la politique économique dresse le profil du million de chômeurs arrivant en « fin de droits ». Selon ces travaux, les deux tiers devraient passer à d'autres revenus : 90 000 pourraient escompter une reprise d'activité ( ?), 60 000 une activité réduite ( ?), 420 000 une prise en charge par la solidarité nationale via l'allocation de solidarité spécifique (ASS) ou le revenu de solidarité active (RSA) ( ??) et 10 000 une pension de retraite ( ?). Resteraient donc 360 000 personnes qui basculeraient dans "une situation non connue" de Pôle emploi. Pour le gouvernement, 250 000 d'entre elles pourraient bénéficier d'un revenu via un conjoint, quand une partie passerait au RSA. Ce qui, selon le gouvernement, ne laisserait officiellement "que" 145 000 chômeurs en fin de droits sans solution. Soit 2,5 fois moins que les évaluations syndicales qui plaident elles la cause de 360 000 personnes.
Le cynisme gouvernemental peut lui péter dans les mains, les sirènes syndicales ont raison, quoiqu’elles n’aient pas plus de solution que cette baderne « une allocation spécifique de crise ». Se foutre de ces futurs exclus en faisant reposer leur manger et dormir par l’amputation en deux des revenus du couple, c’est gonfler la pétaudière ! Tous ces comptes d’apothicaire sont franchement fantaisistes, révèlent que la gouvernement de droite traite les prolétaires comme du vil bétail et préparent la nécessaire, et de plus en plus urgente, résurgence politique de classe. C’est par quartier que les exclus jetés à la rue vont devoir se grouper pour fonder leurs propres organismes « politiques » et non pas syndicaux ni de charité. C’est dans les quartiers populaires que l’action politique du prolétariat va retrouver sa source et ses fondements, et pas dans le but de foutre en l’air un gouvernement exploiteur de l’aile droite bourgeoise pour le remplacer par l’aile gauche bourgeoise. Puisqu’on ne votera plus dans le cadre trafiqué et piégé des élections oligarchiques.

LA BOURGEOISIE UNIE NE SERA JAMAIS VAINCUE

LA BOURGEOISIE UNIE NE SERA JAMAIS VAINCUE
Après le nouveau massacre des tueurs de l’ombre de l’Etat poutinien dégénéré (en réponse aux nombreux post de Libé sur le "minable" Sarko):
Arrêtez de traiter Sarkozy d'idiot. D'abord il a bien compris la leçon de Mittterrand: quand tout va mal à l'intérieur, il suffit d'aller faire le beau à l'international. Deuxio: la crise systémique est si grave partout qu'il faut ressortir le terrorisme opaque du grenier du machiavélisme dominant, et il a tenu à chanter la chanson le premier sur les genoux d'Obama. Prenez garde prolétaires du monde entier: comme les SS assassins de Poutine, partout les Etats bourgeois sont prêts à faire péter quelques bombes dans n'importe quelle rame de métro pour obtenir le consensus de la population... effarée et terrorisée par la terreur d'Etat. Là-bas on met ça sur le dos des tchétchènes, ici sur le dos des arabes des montagnes afghanes, et demain on appelera au lynchage des prolétaires en révolution, désignés à leur tour comme "terroristes".

Les oubliés de la taïga trois jeunes Français au goulag (1947-1955)
Ed. de Paris , Paris collection Paroles singulières
Parution : février 2010
Dans les années 1950, Pierre Devergeois membre de la DST a eu l’occasion de retrouver deux jeunes parisiennes, Simone Monteil et Pierrette Dubois, disparues en Union Soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale ; ainsi que Paul, ouvrier d’origine polonaise. Il réunit leurs trois témoignages (forçant celui de Pierrette). Tous trois avaient été arrêtés en Allemagne "libérée" par le NKVD et condammés à tort à 10 ans de travail forcé par les cognes de l’ « L’Etat ouvrier dégénéré ». Il compile ces trois témoignages pour nous mener aux raisons kafkaïennes de leur arrestation, à la manière dont les apparatchiks russes font avouer ou se dénoncer entre eux leurs proies dans le camp du goulag de Inta. Plus qu’une simple description du quotidien à Inta, sous le cercle polaire arctique, la dureté des gardiens, la faim obsédante, le manque d'hygiène, l'épuisement, la maladie, les affrontements, cet ouvrage vient révéler pour la première fois de façon aussi précise la barbarie stalinienne, si bien soutenue par nos honorables députés et syndicalistes PCF aux mains blanches. Ils ont dans certains cas fait pire que les nazis. Tous les matins les femmes prisonnières sont obligées de monter sur un banc, de mettre leurs fesses à l’air, et, à tour de rôle, un des soudards vient plonger son doigt malpropre dans leur vagin pour vérifier si elles ne cachent pas une arme… Aux humiliations sexuelles quotidiennes, aux coups, s’ajoutent le risque d’être violée puis tuée par des dizaines d’hommes-bêtes au fond de la mine. Simone, raflée en Allemagne par les sbires du NKVD raconte de façon saisissante son viol avec une allemande, et nous donne envie de gerber sur les « libérateurs soviétiques ». On apprendra l’horreur suprême plus tard, comment elle a été balancée (et par qui) comme espionne française… Pour ceux qui liront, c’est pas jojo quand on dénonce quelqu’un, qu’on l’envoie à la mort… qu’on essaie de le cacher mais que la mémoire reste, lancinante. Le récit de la tentative d'évasion de Paul, en compagnie de prisonniers tchèques et hongrois, montre les multiples nationalités de prolétaires opprimés, dans une fuite à travers la taïga enneigée, 2 000 kilomètres pour gagner la Lituanie. En appendice, figurent les Chants des prisonniers sibériens d'aujourd'hui qui, recueillis clandestinement par Dina Vierny (décédée en janvier 2009) et interprétés par ses soins, qui firent l'objet d'un 33 tours en 1975. Ah bon ! En quel honneur ? Dina Vierny était le modèle du célèbre sculpteur-peintre Aristide Maillol qui la sauva de la déportation en Allemagne grâce à l’intervention d’Arno Brecker. Maillol eût moins de chance puisque à la Libération il fût exécuté par des tueurs du PCF sous prétexte de collaboration, mensonge de plus du principal parti français complice des tortionnaires « soviétiques ». Le silence de Dina Vierny (et son refus de répondre à une interview de ma part il y a deux ans) pose problème. Elle était ambiguë elle-même, ayant participé au milieu anti-fasciste à la veille de la guerre dans les eaux du PCF, et on lui permit de fonder son célèbre musée parisien, sponsorisé par l’Etat gaullo-stalinien jusqu’aujourd’hui. Etait-ce en raison de son silence sur la « barbarie soviétique » pendant 30 ans et jusqu’à sa propre mort sur la véritable raison de l’assassinat de Maillol ? Elle ne se « réveille » par ses chansons (*) contre le régime russe qu’en 1975, mais Devergeois, même ex-DST, ne peut pas tout connaître. Pour ma part, je reste très ému par le seul témoignage de Simone Monteil (la mésange qui a pris son envol en 2002.
(*) pas de son cru mais simplement piquées à de pauvres prisonniers sibériens disparus. Moi je dédie celui-ci à la douce mésange Simone.
POEME SIBERIEN
Camarade Staline
Camarade Staline, vous êtes un grand savant
En linguistique vous êtes connaisseur
Mais moi je suis un simple interné soviétique
Et mon camarade à moi est le loup gris des forêts
Pourquoi suis-je ici ? En vérité je ne sais pas
Mais les procureurs ont sans doute raison
Et me voici au pays de Tarouhan
Ou les gardiens sont stupides et grossiers
Je comprends naturellement tout cela
Comme un raffinement de la lutte des classes
Je vous vois en casquette du parti et en vareuse
Vous rendant à la parade
Nous abattons le bois et comme par le passé
Les éclats staliniens volent dans tous les sens
Malgré la pluie, la neige
Ou les moustiques qui nous entourent
Nous demeurons dans la Taïga de l’aube à l’aube
Ici de « l’Etincelle » vous avez fait jaillir la flamme
Merci, je me chauffe au feu de votre camp.
Hier nous avons enterré deux marxistes,
Sans les couvrir de calicot rouge
L’un était gauchiste, le second,
On s’en est aperçu, était là pour rien.
Vivez mille ans, camarade Staline,
Et aussi dure que la vie soit ici pour moi,
Je sais qu’il y aura plus de fonte et d’acier
Par tête d’habitant de ce pays.

Dédicace

it's for my honey c pour ma femme mon amour mon coeur mes amis mes chéres ma vie moi eux elles ils toi ton proche mes loine tes amis et mes amis

I love Maman



Je me souviens
De nos éclats de rire
Même si ça partait de rien
Quel plaisir!

Tu savais bien
Deviner mes angoisses
Avec des p'tits mots malins
Pour que ça passe

Parfois les choses sont difficiles à dire
Mais toi seule sais me comprendre et me guérir

je t'aime maman l3zizaa rabi ykhalihom linaa kolnaa