samedi 25 avril 2009

le Maroc enregistre un record avec une récolte de blé de 102 millions de quintaux.

Cette année, le Maroc enregistre un record avec une récolte de blé de 102 millions de quintaux. Plusieurs conventions et contrats-programmes ont été signés lors de la deuxième édition des Assises nationales de l’agriculture.

La deuxième édition des Assises nationales de l’agriculture s’est ouverte, mardi 21 avril, à Meknès, avec une bonne nouvelle qui a donné du baume au cœur des agriculteurs, petits et grands. «Le ciel -grâces en soient rendues à Dieu- nous a gratifiés cette année de pluies bienfaitrices aussi abondantes que bien réparties, conférant toute sa pertinence au label Maroc Vert. Tout ceci augure d’une production agricole record qui contribuera, si Dieu le veut, à accroître notre PIB et à renforcer nos capacités pour transcender les effets pervers de la crise économique mondiale», a souligné SM le Roi Mohammed VI dans un message adressé aux participants et lu par Mohamed Moatassim, conseiller du Souverain. Ainsi, le pays va connaître une année record avec une récolte de blé de 102 millions de quintaux. Cette édition des Assises nationales de l’agriculture a été aussi l’occasion pour Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, de faire le point sur le Plan Maroc Vert. «Pour le Plan Maroc Vert, il y a aujourd’hui entre 15 ou 20 chantiers en cours de finalisation pour les deux piliers de ce programme. Les travaux avancent à un rythme soutenu. Le Plan Maroc Vert a été décliné en plans régionaux. D’ailleurs, ce Plan ne peut donner ses fruits si et seulement si il est adapté à chaque région du pays», a souligné M. Akhannouch. «Le secteur bancaire et financier marocain est également en position de force avec de grandes banques comme le Crédit Agricole du Maroc, Attijariwafa bank et la Banque Populaire qui ont des stratégies de financement du Plan Maroc Vert. A ce financement national, il faut ajouter d’importants bailleurs de fonds internationaux (AFD, GEF, MCA, USAID…) qui contribueront par ailleurs au financement de cet important projet du Royaume», a ajouté M. Akhannouch. Ces Assises ont été aussi marquées par la signature de plusieurs conventions. Ainsi, le Fonds international du développement agricole s’est engagé à financer le Plan Maroc Vert avec 8 millions de dollars par an sur 10 ans pour la période 2009-2015. Pour sa part, l’Agence française du développement contribuera à hauteur de 50 millions d’euros pour la reconversion des plantations dans la région de Tanger. Pour les banques nationales, Attijariwafa bank a signé un engagement de 25 milliards de dirhams pour l’accompagnement bancaire des acteurs agricoles et agro-industriels 2009-2013. La BCP quant à elle accompagnera le Plan Maroc Vert avec 20 milliards de dirhams pour la période 2009-2013. Pour le Crédit Agricole du Maroc, il s’agit de la création du Fonds de stabilisation prudentielle pour l’accompagnement de la SFDA avec une définition d’une première liste de projets prioritaires pour la SFDA. Avec la fédération des viandes rouges, le gouvernement a signé un contrat-programme avec un investissement de 7 à 10 milliards. Avec les professionnels du blé, le contrat-programme porte sur un investissement de 3,1 milliards de dirhams par an. Pour la fédération de l’olivier, il est question de plantation de 1,2 million d'hectares en 2020. La filière maraîchère de primeurs bénéficiera d’un investissement global de 21 milliards de dirhams dont 3 milliards de dirhams financés par l’Etat. Avec la fédération du lait, le contrat programme concerne la création de 20 à 30 fermes et 3 nouvelles unités de transformation du lait avec un investissement de 12 milliards de dirhams dont 2 milliards de dirhams débloqués par l’Etat. Idem avec la fédération de production de semences, l’investissement est de 765 millions de dirhams dont 252 millions de dirhams financés par l'Etat. S’agissant de l’Agence du développement agricole (ADA), elle a signé des conventions pour la mise en place de projets d’agrégation avec Lesieur, Aicha, la BCP et groupe Tanmia Filahia.


DNES à Meknès Atika Haimoud
Aujorudhui.ma

Le marché national sera approvisionné en pomme de terre

Le marché national sera approvisionné en pomme de terre de manière "normale" et à des prix "raisonnables" à partir du mois de mai après le nouvel arrivage de ce légume sur le marché, a affirmé mercredi le ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, M. Nizar Baraka.


En réponse à une question à la Chambre des représentants sur la hausse des prix, le ministre a précisé que l'augmentation qu'a connue le prix de la pomme de terre, qui est passé de 4 à 9 dhs/kg, dépassant parfois les 12 dhs dans certaines régions du Royaume, s'explique par la baisse de la productivité (de 20 à 5 tonnes par hectare) de la principale zone de production qui alimente le marché national de ce légume, et ce, après les pertes engendrées par les dernières inondations.

La principale zone productrice de la pomme de terre s'étend de Mnasra dans la province de Kénitra à Oulad Tayma.

Concernant l'oignon, le ministre a précisé que la hausse du prix de ce légume qui est passé de 3,80 dhs le kg à 8 dhs, atteignant parfois 10 dhs dans certaines régions, est due aux fortes pluies ayant entraîné des pertes de plus de 50 pc des stocks dans les principales zones de production et de stockage à savoir les villes de Meknès et d'El Hajeb.

L'approvisionnement du marché national en oignon a connu une forte relance au début du mois d'avril après l'entrée sur le marché de l'oignon vert de la saison hivernale.

D'autre part, le ministre a indiqué que les spéculateurs et les intermédiaires à différents niveaux de la chaîne de commercialisation ont mis à profit cette conjoncture exceptionnelle pour relever la marge de profit dans les ventes en gros et en détail.

Le non respect des normes du marché de gros, a-t-il dit, a ouvert la voie à l'apparition de marchés parallèles dans lesquels une part importante des fruits et légumes est écoulée.

Pour faire face à ces dysfonctionnements, une panoplie de mesures ont été prises, a rappelé M. Baraka, citant entre autres la révision de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence, la modernisation dans le cadre du programme "Rawaj" des circuits de commercialisation et l'amélioration de l'organisation des marchés de gros.

MAP

dimanche 19 avril 2009

Le Maroc met en œuvre une nouvelle approche du partenariat Sud-Sud



SM la Roi Mohammed VI a entamé, jeudi, une visite officielle en République de Guinée Equatoriale. Une visite qui s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie du Maroc visant à développer le partenariat avec les pays africains.


La visite officielle qu'a entamé, jeudi, SM le Roi Mohammed VI en République de Guinée Equatoriale, s'inscrit en droite ligne de la nouvelle stratégie du Maroc, conduite depuis quelques années, visant à développer un partenariat tous azimuts avec les pays africains, suivant une approche et une philosophie nouvelles de coopération Sud-Sud.
En effet, le Maroc a lancé une nouvelle forme de coopération avec ses partenaires africains, en mettant à leur disposition son savoir-faire et son expérience dans des secteurs qui constituent, à terme, une des clefs du développement de ces pays, notamment l'agriculture, mais aussi l'habitat, le transport, les infrastructures et la santé. Lors de ses tournées successives dans une dizaine de pays africains, SM le Roi avait, en effet, lancé et inauguré une série de projets socio-économiques ainsi que des campagnes de soins, impliquant notamment des équipes médicales des FAR, en faveur des couches défavorisées, suscitant ainsi la satisfaction des populations locales. Il s'agit en l'occurrence d'interventions multidimensionnelles, dont l'une des plus importantes a été la provocation des pluies, grâce à une expertise marocaine confirmée, dont les résultats ont été concluants.
Outre l'effacement des ardoises à l'égard du Maroc, en faveur de certains pays les plus endettés, annoncé lors d'un Sommet Afrique-UE au Caire, le Maroc avait décidé la création de La Fondation Alaouite pour le développement humain durable, avec siège à Dakar, dédiée au développement social et humain des pays africains amis, dont le premier projet retenu est la construction d'une clinique d'ophtalmologie à Dakar.
Ces multiples actions viennent en effet corroborer la nouvelle dimension imprimée par le Royaume à son partenariat avec les pays africains, et les nouvelles orientations de la politique africaine du Maroc. Cette coopération désintéressée, sincère et féconde, a produit des résultats tangibles et ouvert de très bonnes perspectives devant les opérateurs des deux pays, qui sont aujourd'hui engagés ensemble dans une série de chantiers dans les domaines de l'habitat, des transports, des banques. Elle traduit également le vœu du Maroc de faire de la coopération Sud-Sud non seulement un choix stratégique, mais une œuvre collective de développement. Les tournées effectuées ces dernières années par SM le Roi dans les pays africains, ont donné un sens concret à cet engagement, qui confère aux secteurs publics et privés des rôles complémentaires d'autant plus que le continent est désormais tourné vers l'investissement en tant que moyen pour pallier les déficits sociaux dont souffrent ses populations.
Les tournées Royales dans les pays d'Afrique ont été couronnées par la signature d'importants accords et conventions de coopération, dédiés à la réalisation de projets à caractère social et humain, outre les projets économiques dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant entre les opérateurs économiques, particulièrement dans les secteurs d'activité où le Royaume dispose d'une expertise reconnue et qui offrent d'importantes marges de croissance, d'un côté comme de l'autre.

jeudi 16 avril 2009

L'université lance au Maroc un centre de recherche en "Mobiquité"

Sur la convergence entre la mobilité du téléphone et l'ubiquité de l'Internet, phénomène baptisé "mobiquité", le Master MBDS de l’Université de Nice Sophia Antipolis crée à Casablanca un Centre d’Innovation et de Recherche avec la société marocaine Omnidata et l'EMSI, antenne locale du MBDS.


Lors de la création du CIRM à Casablanca. Premier Rang : Omar Tazi, Directeur Général Omnidata, Kamal Daissaoui, Directeur Général de l’EMSI, Serge Miranda Directeur du Master MBDS de l’Université de Nice Sophia Antipolis en France. Deuxième rang : Said Rkaibi (Omnidata) et Youness Souissi (EMSI, Rabat).



Le Master MBDS de l’Université de Nice Sophia Antipolis fait un peu plus racine au Maroc. Omnidata, leader marocain dans le domaine des systèmes d'information, vient en effet de créer à Casablanca le Centre d’Innovation et de Recherche en Mobiquité (CIRM) en partenariat avec l’Université de Nice Sophia Antipolis et l’EMSI, une antenne délocalisée au Maroc du MBDS de l'université azuréenne. Le CIRM encadrera des projets d’innovation et de recherche avancés autour de la "mobiquité". Le terme de mobiquité, de plus en plus employé aujourd'hui, est né de la fusion des mots mobilité (du téléphone) et ubiquité (de l’internet) pour exprimer la convergence inévitable de ces deux mondes. Cette année 2009, les projets du CIRM vont se concentrer sur les m-services y compris le m-paiement, le mobile microcrédit et le m-transfert (transfert de fonds sur mobile) avec notamment l’expérimentation de DAB communicants déjà en place dans le royaume.



Une expérimentation de tous les "tags" disponibles sur le marché



Ce partenariat industriel signé entre Omar Tazi (Directeur Général Omnidata), Kamal Daissaoui (Directeur Général de l’EMSI) et Serge Miranda (Directeur du Master MBDS de l’Université de Nice Sophia Antipolis en France) est une première en Afrique avec la création d’un centre d’innovation et de recherche sur les services d’information du futur intégrant notamment la technologie mobile NFC (Near Field Communication).



Dès demain, tous les objets vont être "taggés" par des étiquettes RFID (Radio Fréquence Identification) qui vont remplacer les codes barres. En 2020, .1000 milliards d’objets seront ainsi taggés dans le monde selon les prévisions. Les téléphones mobiles NFC vont permettre en touchant un objet "taggé" de lire l’identifiant du tag RFID et de récupérer une information multimédia sur le mobile, d’obtenir un ticket ou un coupon et surtout, d’effectuer des paiements !



Tous les "tags" disponibles sur le marché seront expérimentés dans le CIRM : tag "visuel" 2D (type flashcode), tag sonore, ou tag NFC. En attendant l’arrivée des téléphones NFC (à partir de 2010), des solutions économiques intermédiaires permettant de transformer n’importe quel téléphone en téléphone NFC existent (par exemple les étiquettes collantes NFC avec ou sans batterie) et seront expérimentées avec les partenaires industriels du centre.



Des partenaires industriels de premier plan



Un premier bilan des activités du CIRM pourra être fait en présence des partenaires industriels du centre lors du 1er Sommet Méditerranéen sur le m-paiement organisé à Casablanca le 29 octobre prochain. Ce sommet sera l’occasion de montrer les prototypes réalisés par le CIRM aux principaux acteurs marocains concernés (banques et opérateurs téléphoniques).



Parmi les partenaires industriels qui seront impliqués dans les projets de m-paiement du CIRM figurent Nokia qui fournit des téléphones NFC au MBDS, Inside Contactless qui fournit des tags autocollants NFC "passifs" i.e. sans batterie (utilisation par Master Card aux USA), Twinlinx (autocollants NFC "actifs" avec batterie solaire), TagAttitude (tags sonores), CASSIS qui fournit la plateforme OTA -Over The Air- (projet TOUCH ME), Extelia, la Fédération Nationale du Crédit Agricole (Projet CAMPUS NOVA au MBDS Sophia), Mobille Distillery, et NCR. Pour le master MBDS qui à partir de Sophia Antipolis a développé en France plusieurs premières mondiales de services du futur sur mobile, l'occasion de nouvelles expérimentations au Maroc.


Jean-Pierre Largillet,

samedi 11 avril 2009

Maroc: une escale qui dure pour les migrants

Maroc: une escale qui dure pour les migrants
Par Julien Félix


Faute de pouvoir atteindre l'Europe, de plus en plus d'Africains, candidats à l'immigration clandestine, restent au Maroc. Traditionnellement pays de transit, le royaume devient une terre d'accueil.

Le rituel est devenu quotidien. Peu avant le lever du jour, des silhouettes se déplacent en silence dans les ruelles de Takkadoum. Dans quelques heures, ce quartier désoeuvré de Rabat grouillera de badauds et de marchands ambulants. Mais, pour l'heure, seule cette étrange procession vient rompre la quiétude de l'aube.

Ils sont ivoiriens, sénégalais, maliens, congolais, gambiens... Tous clandestins, ils espèrent chaque matin décrocher un hypothétique petit boulot comme maçon, jardinier ou manutentionnaire. Les employeurs peu scrupuleux de la capitale apprécient cette main-d'oeuvre docile, bon marché et surtout non déclarée.

Une âpre négociation s'engage entre un groupe de Congolais et un chef de chantier marocain. Le salaire proposé est misérable: 30 dirhams (moins de 3 euros) pour une journée de dur labeur, sans le transport ni le repas du midi. Après une dizaine de minutes de palabres, l'affaire finit pourtant par se conclure. Impossible de rechigner quand on ne possède rien...

"Les Marocains ne nous aiment pas"

Depuis quelques années, les immeubles décrépis de ce faubourg enclavé entre les somptueuses villas de la route des Zaers et la zone industrielle en contrebas accueillent des centaines de migrants subsahariens. Profitant de leur désarroi, beaucoup de propriétaires louent au prix fort des chambres où s'entassent parfois jusqu'à une trentaine de personnes. Les contacts avec la population locale sont rares.

"Les Marocains ne nous aiment pas, affirme Achille, un Congolais échoué dans le royaume depuis trois ans. La plupart du temps, ce sont des insultes racistes, parfois carrément des agressions. Et même des coups de couteau!" A Takkadoum, chacun vit dans la crainte permanente des rafles.

De sa fenêtre, Aboubakr regarde la colline d'Al-Nahda, juste en face. "C'est par là que l'on s'enfuit pour se cacher dans la forêt quand les policiers arrivent, explique-t-il. S'ils t'attrapent, ils peuvent te tabasser, et après, ils te reconduisent à la frontière algérienne."

Ce jeune Sénégalais a déjà été refoulé à trois reprises. Chaque fois, il a parcouru plusieurs centaines de kilomètres à pied pour revenir. "Que faire d'autre? Je ne peux pas rentrer chez moi! Que vont dire les miens s'ils me voient revenir encore plus pauvre qu'à mon départ?"

Photographe, il a tout vendu pour se payer ce voyage de tous les dangers: son commerce, son appareil photo, ses objectifs... Malgré deux tentatives infructueuses pour traverser la Méditerranée, il rêve encore d'Europe. Quand il en parle, ses yeux tristes s'allument d'une nouvelle lueur.


Ils sont nombreux à tenter la traversée vers l'Europe, comme ici à l'île des Canaries, en août 2007.

"En Europe, ça sera mieux, n'est-ce pas? On ne traite pas les gens comme ça là-bas ! Et puis, il y a du travail! Ce n'est pas comme ici...", répète-t-il inlassablement, comme pour s'en convaincre. Une litanie qui semble exaspérer Sadio, son compagnon d'infortune. "Il rêve, lance-t-il sèchement. En Espagne, en France ou au Maroc, c'est la même chose: personne ne veut de nous!"

Parce que l'Europe se barricade toujours un peu plus et que les chances de réussir la traversée se réduisent comme une peau de chagrin, le Maroc, longtemps terre de transit, est devenu un pays d'immigration par défaut. Du coup, le royaume a lui aussi durci sa législation.

"Depuis 2003, le Maroc criminalise l'immigration et l'émigration clandestines, explique Anne-Sophie Wender, représentante à Rabat de la Cimade, un vaste réseau associatif qui s'occupe des migrants à travers le monde. Toute personne qui entre ou tente de sortir du territoire marocain de façon clandestine risque jusqu'à six mois de prison. Plus si elle est reconnue comme passeur. On a même vu des clandestins se faire arrêter à l'aéroport alors qu'ils tentaient justement de rentrer chez eux après avoir longuement économisé pour s'offrir un billet de retour."

Les indésirables... contraints de rester!

Drôle d'incohérence que de contraindre les indésirables à rester... Ces dispositions, très critiquées par les associations marocaines ou internationales qui tentent tant bien que mal de protéger les droits des migrants, privilégient l'aspect sécuritaire, au détriment des préoccupations sociales.

Calqué sur l'ordonnance française de 1945, le texte prévoit même l'ouverture de centres de rétention sur le territoire national. De quoi combler les dirigeants européens qui cherchent de plus en plus à sous-traiter le contrôle des frontières aux pays limitrophes. Reste que, six ans après l'adoption de la loi, il n'existe toujours pas de décrets d'application: le Maroc ne semble pas prêt à jouer le gendarme de l'Europe à n'importe quel prix et se garde une marge de négociations.

lundi 6 avril 2009

L’Accord de libre-échange avec les USA : des opportunités réelles

Tant par ses enjeux que par les thèmes traités et les champs concernés, l’accord de libre-échange avec les Etats Unis revêt une grande importance pour le Maroc.

Cet accord est à vocation exclusivement économique et commerciale. Il organise le développement des échanges de biens et services entre les deux pays dans un cadre maîtrisé, au regard des différences de développement socio-économique. En particulier, il offre des opportunités réelles et immédiates pour les exportations marocaines sur le marché américain, qui représentent aujourd’hui, à peine 0,03% des importations américaines totales.

Il contribue également à consolider le processus de réformes et de modernisation économique engagé au Maroc depuis plusieurs années, tout comme il renforce la vocation du Maroc comme « plate-forme » pour les investissements extérieurs de toutes origines, en prévision d’un accès préférentiel à plusieurs marchés, européens, américains et arabes.

1. Promotion des exportations et création de nouvelles opportunités commerciales

Les Etats Unis sont le 6ème partenaire commercial (6ème client et 9ème fournisseur) du Maroc. Le Royaume vient, quant à lui, au 73ème rang des partenaires commerciaux des USA.

Le volume global du commerce bilatéral Maroc - Etats Unis reste faible. Il se chiffrait, en 2003, à 850,3 Millions US.$ (Chiffres provisoires). Les parts de marché respectives représentaient, en 2002, près de 3.3 % du commerce global marocain et 0.05 % du commerce global des Etats Unis. (Cf. Annexe 4).

L’accord accordera aux exportations marocaines une plus grande ouverture du marché américain et aux importations du Royaume, une plus grande compétitivité au niveau des sources d’approvisionnement.

Il est à noter, enfin, que les exportations vers les Etats Unis représentent 2.9 % du total des exportations marocaines et s’élèvent à 2793 MDH. Les exportations vers le Maroc représentent 0.08 % du total des exportations américaines. Les importations en provenance des Etats Unis représentent 3.4% du total des importations marocaines, soit 4382 MDH. Les importations des Etats Unis en provenance du Maroc représentent 0.03% des importations totales américaines.

2. Attractivité des investissements et diversification de la coopération économique

Les investissements américains au Maroc n’ont pas été très réguliers sur les cinq dernières années. Se chiffrant à 3467.7 MDH en 1997, ils ont atteint 417.9 MDH en 2000, pour se situer à 1069, 5 MDH en 2001.

Il existe donc un important potentiel de croissance du flux des investissements américains. L’accord vise à développer l’attractivité du Maroc, tant pour les investisseurs américains désireux de s’y installer et exporter vers les Etats Unis, l’Europe, l’Afrique ou le monde arabe, que pour les entreprises d’autres pays voulant entrer sur le marché américain à des conditions préférentielles.


III – L’Accord de libre-échange avec les USA : une démarche concertée

La négociation de l’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats Unis est le fruit d’un processus de concertation et de dialogue entre les différentes entités gouvernementales et privées à l’échelon national. Cette démarche concertée visait à tirer le meilleur parti de cet accord et d’en évaluer les contours, en associant les différents intervenants dans la conception de la position marocaine.

1. Organisation des négociations

A cette occasion, une nouvelle méthodologie de travail a été mise en place. Le dispositif de négociation de l’accord de libre-échange avec les Etats Unis s’est articulé autour de 13 groupes thématiques, regroupant, sous la coordination du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, une trentaine de Départements ministériels et Organismes impliqués dans la négociation.

Chaque groupe était présidé par le représentant d’un département déterminé et composé des délégués de Ministères et organismes concernés par le thème. Les membres de chaque groupe avaient pour mission de communiquer la position de leurs départements respectifs sur le thème de négociation considéré.

Tout au long du processus de négociations, des réunions hebdomadaires de coordination se sont tenues au niveau des chefs de Groupes, afin de faire le point sur l’état d’avancement des travaux, d’assurer une fluidité de la circulation de l’information et ménager la nécessaire cohérence de la position globale marocaine.

Enfin, plusieurs réunions ministérielles ont été organisées pour faire le bilan de la négociation en cours et/ou pour statuer sur des questions sectorielles et spécifiques.

2. Concertation avec le Parlement

La concertation a été également menée avec des Représentants de la Nation. C’est dans ce cadre que plusieurs réunions d’information et de concertation ont été tenues au siège du Parlement avec, notamment les Honorables membres de la Commission des Affaires Etrangères.

Le Gouvernement de Sa Majesté le Roi a également répondu à plusieurs questions orales sur le sujet devant les deux Chambres, apportant, ainsi, des éclaircissements sur le déroulement de ces négociations et répondant à des interrogations précises sur les différents volets et secteurs.

3. Concertation avec le secteur privé

Depuis le lancement des négociations en janvier 2003, l’association du secteur privé au processus de négociation de l’accord de libre-échange, à travers une concertation institutionnalisée et générale, a été l’un des axes centraux de la démarche marocaine, dans le souci d’assurer un échange de vues permanent sur les objectifs assignés et les difficultés rencontrées. (Cf. Annexe 5).

C’est dans cet esprit que plusieurs réunions se sont tenues avec les représentants de diverses associations et entités professionnelles à vocation nationale (CGEM, ASMEX, GPBM, FCCIS), ainsi qu’avec les fédérations et autres représentations sectorielles.

La CGEM a, dans ce cadre, désigné un groupe de travail pour assurer le suivi de cette coordination. Pour sa part, le Conseil National du Commerce Extérieur (CNCE) a institué une Commission chargée d’accompagner cette négociation, via des groupes de travail sectoriels et thématiques.

Tout au long du processus, chacun des 12 groupes de négociation a assuré une coordination étroite et permanente avec le secteur privé qu’il représente, afin d’arrêter une position commune, concertée et cohérente et d’élaborer des offres et propositions marocaines qui tiennent compte des réalités et des préoccupations des opérateurs et professionnels marocains.

Il y a lieu de souligner que pour certains groupes de négociation, des concertations ont été également menées avec les ONG.

4. Rencontres directes entre négociateurs américains et le secteur privé marocain

Dans le même esprit de concertation, il y a lieu de noter l’organisation d’un certain nombre de rencontres avec les secteurs privés des deux pays.

Ainsi, en marge du 1er round de négociations (Washington, 21-24 janvier 2003), l’US-Morocco FTA coalition a organisé un déjeuner pour présenter aux milieux économiques américains les opportunités d’affaires avec le Maroc, tant au niveau du développement des exportations, que sur le plan du soutien aux réformes économiques.


En juin 2003, le Négociateur en Chef américain a rencontré, à Casablanca, les représentants de la communauté d’affaires américaine au Maroc réunis au sein de l’AMCHAM.

En octobre 2003, la partie américaine a rencontré les représentants du secteur privé marocain, en l’occurrence les responsables de la CGEM, la Fédération des Chambres de Commerce, d’Industrie et des Services, l’ASMEX et le GPBM afin d’échanger les points de vue sur les perspectives et l’impact de la conclusion d’un tel accord sur les deux pays.

Enfin, un autre axe de cette stratégie a consisté en la promotion maximale de l’accord, et la concrétisation, au plus tôt de ses objectifs. Un Programme d’action, portant sur un ensemble de manifestations et de rencontres à caractère commercial et sur l’investissement, a été établi à cet effet.

Des nouveaux taux au lieu des anciennes


Maroc : Le HCP prévoit un taux de croissance économique de 5,4% en 2008
Le Haut commissariat au plan (HCP) estime ,dans un communiqué rendu public lundi, que le taux de croissance de l'économie nationale du Maroc en 2008 à quelque 5,4% au lieu de 2,7% en 2007."Les résultats des comptes nationaux relatifs aux quatre trimestres de l'année 2008 montrent que l'économie nationale aurait été marquée par la réalisation d'un taux de croissance économique annuel avoisinant 5,4% au lieu de 2,7% en 2007", indique le HCP.Le HCP explique cette croissance par les hausses en volume enregistrées par la valeur ajoutée agricole (+11% contre -21%), la valeur ajoutée des secteurs non agricoles (+4,7% contre +6%) et des impôts nets des subventions sur les produits (+5,7% contre +10, 6%)Globalement, le PIB hors agriculture afficherait en 2008 un accroissement de 4,7 % au lieu de 6,6% en 2007, souligne le HCP, ajoutant que la croissance des secteurs non agricoles résulte principalement des évolutions en volume de la valeur ajoutée des activités relevant du secteur secondaire (+3,2% contre +6,6%) et du secteur tertiaire (+5% au lieu de +6,1% ).A prix courants, le PIB aurait affiché en 2008 une augmentation de 7,8% par rapport à l'année passée, soit une variation annuelle du niveau général des prix de près de 2,3%, estime le HCP qui précise que ces résultats, basés sur les comptes nationaux trimestriels, pourraient subir des changements lors de la production des comptes annuels en juin prochain.